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Vue aérienne de l'allee des cèdres du Château de Boutemont
Vue aérienne du Château de Boutemont

 

LE CHÂTEAU

1000 ANS D'HISTOIRE

L’histoire du Château de Boutemont et de ses seigneurs remonte à l’an 1000, avec l’édification d’une motte féodale, surmontée d’une tour en bois, destinée à contrôler la basse vallée de la Touques et la voie romaine allant de Lisieux à la mer.

La motte était un fort militaire rudimentaire et le seigneur de Boutemont fit construire un logis seigneurial à proximité : une petite forteresse avec un logis principal, 3 murs entourés d’un fossé en eau. On accédait à la cour carrée par un petit pont levis. Elle est à l’origine du château actuel.

Boutemont était un fief important qui s’étendait jusqu’à Tourgéville et Pennedepie et qui était possédé par un chevalier qui relevait de la baronnie de Fauguernon. En 1096, le seigneur de Boutemont partit en croisade avec le Duc de Normandie, Robert de Courteheuse, fils ainé de Guillaume le conquérant, aventure qui se conclut par la prise de Jérusalem en juillet 1099.

La poterne du Château de Boutemont

LES ESPACES HISTORIQUES DU CHÂTEAU OUVERTS AU PUBLIC

LA POTERNE

L'entrée du château est tournée vers le nord. Elle est constituée d'une imposante poterne qui remplace le perce­ment d’origine ouvert dans la courtine et qui présente toutes les caractéristiques de l'époque de Henri 4. Sa base, qui plonge dans les fosses, est conçue en pierre de taille. Le niveau supérieur est en briques contenues par des chaines de pierre. Cette poterne conserve  les trois rainures  destinées au passage des bras qui permettent de relever les ponts­-levis, l'un destiné aux attelages, l'autre, plus étroit, pour les piétons.

LA LOGE

 

Cette salle était récemment un salon de musique ou de billard. Avec ses stalles caractéristiques des loges maçonniques anglaises, elle aurait accueilli des rencontres ésotériques, répandues en Normandie par une noblesse éclairée sous influence anglaise.

Au fond sont disposés des faïences à motifs maçonniques et sur la cheminée, une épée de cérémonie de Grand Maitre maçonnique, une épée templière et deux casques de templiers.

Aux murs sont suspendus des bannières des grands ordres de chevalerie -chevaliers Hospitaliers, chevaliers de Calatrava, chevaliers Teutoniques, Templiers – ainsi que des bannières de grands seigneurs du moyen-âge.

Vue aérienne du château de Boutemont

LES ESPACES EXTÉRIEURS

LES JARDINS ET LE PARC

L’organisation générale et le dessin du parc ont été imaginés au début du 20ème siècle par l’architecte paysagiste réputé Achille Duchêne, à la demande de M. et Mme. Drouilly.

 

En imposant un retour à la tradition des jardins à la française il a souhaité s’éloigner de l’art paysager britannique très en vogue en France depuis le 19ème siècle. Paysagiste de prédilection de la haute société, Duchêne a laissé son empreinte en dessinant les plus beaux jardins de son époque. Il a imaginé l'organisation générale et le dessin du parc avec une grande minutie. La beauté intemporelle de ses créations est un témoignage de son génie et de son héritage dans le monde de l'architecture paysagère.

Le miroir d'eau du Château de Boutemont

Pendant la deuxième guerre mondiale, le maréchal von Rundstedt y séjourna et, après le débarquement, le château fut transformé en hôpital de campagne allemand puis anglais.

Enfin, Armand et Hélène Sarfati, propriétaires pendant 47 ans de Boutemont, agrandirent la propriété, lui rattachèrent la motte féodale de même que les grandes prairies au sud du Château. On leur doit aussi le jardin italien, l’allée des cèdres, les topiaires, l’allée des chênes rouges et de nombreuses créations qui ont permis l’obtention du label « jardin remarquable ».

Les propriétaires actuels sont des passionnés d’Art, de Patrimoine et de jardins auxquels ils ont consacré toute leur carrière. Ils souhaitent écrire un nouveau chapitre de l’histoire de Boutemont, avec l’embellissement du château et des jardins, leur ouverture à un large public et l’accueil d’évènements culturels de qualité.

Le salon gothique du château de Boutemont

LE SALON GOTHIQUE

A l’entrée du salon est disposé un magnifique «poêle germanique» du 18ème siècle avec ses carreaux de céramique peints.

A coté : une tapisserie représentant Charles Quint à la chasse au faucon d’après Van Orley. Dans la partie centrale, une fenêtre avec ses vitraux anciens, un lustre gothique, une cheminée et un mobilier en bois sculpté renaissance dits « à plis de serviette ».

 

Au dessus de la cheminée, les armes des Boutemont « de sable à trois tourteaux d’argent » et des Villers de Boutemont « d’azur au chevron d’argent chargé de trois glands de sinople ».

Le mobilier historique a disparu pendant la Révolution lorsque le château et été saisi et vendu comme bien national.

LA GALERIE

La galerie est décorée avec des projets d'Achille Duchêne, l'architecte paysagiste qui a dessiné les jardins au début du 20e siècle pour M et Mme Drouilly alors propriétaires.

La potern et le pont levis du château de Boutemont

L'ALLEE DES CEDRES

 

Les haies de hêtres, de buis et d'ifs qui bordent les majestueux cèdres centenaires se déploient en une symétrie parfaite, prolongeant ainsi la poterne du château pour s'offrir en spectacle face à l'entrée principale. Cette vue d'ensemble offre un panorama enchanteur et invite à la promenade dans un décor naturel préservé. Les haies soigneusement taillées confèrent au parc une ambiance élégante et raffinée, tandis que les cèdres imposants apportent une touche de majesté à l'ensemble. Cette composition paysagère témoigne de l'excellence et du savoir-faire des créateurs de ce parc, qui ont su allier l'esthétisme à l'harmonie naturelle des lieux.

Le jardin pourpre du Château de Boutemont

LES JARDINS EN CHAMBRE DE VERDURE

 

Le Jardin Blanc est divisé en sections bordées de buis et les fleurs blanches se succèdent au fil des saisons, créant un ensemble harmonieux. Une magnifique pierre-fontaine trône au centre de ce jardin, dans un bassin tout aussi élégant. Dans le Jardin Pourpre, laissez-vous emporter par l'énergie des couleurs, tandis que le Jardin Zen invite à la méditation et à la paix intérieure. Enfin, sur le chemin menant à la crêperie, le Jardin des Ginkgos, bordé d'hydrangeas aux multiples couleurs, vous promet une balade pleine de charme.

L'ALLEE DES POMMIERS A FLEURS ET LE BANC DES ROSES

 

 

Cette allée située entre deux prairies est particulièrement magnifique au printemps lorsque les pommiers à fleurs se parent de leurs fleurs roses éclatantes. Cette allée mène au banc des roses. Elle guide avec élégance jusqu'au banc des roses, un charmant siège couvert, entouré d'une profusion de roses. Un endroit enchanteur où l'on peut s'installer et se laisser envelopper par la beauté florissante qui l'entoure.

L'allee des pommiers a fleur du Château de Boutemont
Vue aérienne du Château et Jardins de Boutemont

LE PRIX EBTS ET LE LABEL JARDIN REMARQUABLE

 

 

PRIX ETBS

Le château de Boutemont a été sacré « plus beau jardin d'Europe » en 2016

La « European boxwood and topiary society » (EBTS, Association française pour l’art topiaire et le buis), lui a décerné le Grand Prix du plus beau jardin d’Europe.

LABEL JARDIN REMARQUABLE

Mis en place en 2004, ce label officel attribué par le Ministère de la Culture  distingue des jardins et des parcs, présentant un intérêt culturel, esthétique, historique ou botanique, qu'ils soient publics ou privés.

Le jardin de l'amour

LE JARDIN DE L'AMOUR

Le jardin de l'Amour, situé au sud du château, a été créé au début du 20ème siècle pour compléter un jardin initial composé de topiaires et de perspectives. Il se distingue par ses quartiers fleuris bordés de buis bas, offrant un spectacle enchanteur. Les visiteurs peuvent s'asseoir et admirer ce jardin, tout en oubliant le temps qui passe.

LE MIROIR D'EAU *

Les premiers éléments du parc ont été créés vers 1920. Le miroir d'eau, dessiné par le célèbre paysagiste Achille Duchêne, occupe une place centrale dans le parc. Les bordures végétales, les colonnes arrondies, les buis taillés en boule et en canapés ont été conçus par Georges Hayat pour encadrer et mettre en valeur les allées et les perspectives du parc.

* Le miroir d'eau est très profond, surveillez bien vos enfants spécialement si ils donnent à manger aux grosses carpes Koi du bassin)

Un des poissons Koi du miroir d'eau du Chateau de Boutemont

 

On retrouve dans des archives du 11ème siècle un sire de Boutemont au service d’ Henri II, Duc de Normandie et Roi d’Angleterre, puis, un Hugues de Boutemont en 1180 et un Guillaume de Boutemont en 1195. En 1204, la Normandie, anglaise depuis 138 ans, fut rattachée à la France par Philippe Auguste et la noblesse normande du s’y soumettre. La famille de Boutemont est restée jusqu’à la guerre de Cent ans.

Lui succédèrent à partir de 1405, des familles nobles de la région : les Servain, puis les Borel, puis les Paisant en 1538. C’est à Philippe Paisant, puis à ses descendants, que l’on doit la première transformation du château avec un grand logis en pierre, les  quatre tours, la poterne d’entrée et les bâtiments qui l’entourent, construits sous le règne de Henri IV.

Boutemont fut peu à peu abandonné puis racheté par les Drouilly en 1915 à qui l’on doit de nombreuses restaurations, la transformation du parc et la création du miroir d’eau par Achille Duchêne, célèbre paysagiste de l’époque qui intervint aussi sur les célèbres jardins de Blenheim ou de Vaux-le-vicomte. En 1927 le château est inscrit au titre des Monuments Historiques.

L'allée des cèdres du Château de Boutemont

LA CHAPELLE

La chapelle, érigée en 1880 dans un style néo-gothique, est un hommage à l'église paroissiale de Boutemont qui avait été détruite. Pauline Bouteiller, la châtelaine de Boutemont de l'époque, en est la fondatrice et elle repose dans cette chapelle. Il est intéressant de noter qu'une cloche de l'ancienne église se trouve aujourd'hui dans l'église de Ouilly le Vicomte, fondue par Jean Aubert et datée de 1653.

La chapelle est dédiée à Saint-Lubin, l'évêque de Chartres qui, selon la légende, sauva Paris de l'incendie au VIe siècle d'un signe de croix. Saint-Lubin est également connu comme étant un grand faiseur de miracles à l'époque de Childebert Ier, l'un des fils de Clovis, le roi des Francs.

LA MOTTE FEODALE

 

 

L'histoire du château commence avec la motte, surmontée autrefois d'une tour en bois. Cette motte était à l'origine un fort militaire rudimentaire, qui permettait au seigneur de Boutemont de surveiller la circulation batelière sur le fleuve côtier, la Touques. En effet, la position stratégique de la motte lui permettait d'observer les environs, tout en étant suffisamment éloignée pour éviter les débordements hivernaux du fleuve. Boutemont était alors un fief important qui s'étendait jusqu'à la mer et était possédé par un chevalier relevant de la baronnie de Fauguernon. C'est à proximité de la motte que le seigneur fit construire un premier logis seigneurial, marquant ainsi le début de l'histoire du château. La motte, élevée autour de l'an 1000, remplit sa fonction de défense  jusqu'au 14ème siècle.

La mote féodale
Les topiaires en ondes de buis du Château de Boutemont

LES ONDES DE BUIS

Les topiaires, technique de taille des arbres et des arbustes pour leur donner une forme spécifique, sont une influence directe des grands jardins "à la française" et se retrouvent un peu partout dans nos jardins. Ici, les buis sont taillés en vagues pour créer des topiaires informelles, une approche plus décontractée de la taille des haies et d'autres sculptures végétales. Ces formes organiques, avec leurs vagues, angles arrondis, courbes libres et amas de volumes, créent une forme de sculpture végétale abstraite.

Le cône de vue du Chateau de Boutemont

LE CÔNE DE VUE

Lorsque l'on emprunte cette allée bordée de banquettes de buis, de cylindres d'ifs surmontés de demi-boules et de vases Médicis en terre cuite, notre regard est naturellement attiré vers l'une des quatre tourelles d'angles du château. Le savoir-faire de l'art topiaire se révèle ici dans la manière dont les végétaux ont été taillés et façonnés pour concentrer la perception visuelle sur les éléments remarquables du paysage. Cette composition paysagère parfaitement maîtrisée offre un beau spectacle, où la symétrie et la précision des formes se marient harmonieusement avec la beauté naturelle des plantes. 

Le jardin italien du Château de Boutemont

LE JARDIN ITALIEN 

Les jardins italiens, nés à la Renaissance, ont profondément influencé l'art des jardins en Europe. Le célèbre architecte-paysagiste Le Nôtre a ainsi puisé son inspiration dans cette tradition pour créer les célèbres jardins à la française. Le tracé de ces jardins est caractérisé par la symétrie des espaces délimités par des haies basses de buis et des allées gravillonnées qui convergent vers des points de fuite soigneusement étudiés. Les topiaires, ces arbustes sculptés avec une grande précision, sont utilisés pour marquer le départ de ces lignes fuyantes et accentuer l'effet de perspective.

Les ornements qui agrémentent ces jardins sont choisis pour s'intégrer harmonieusement à l'ensemble. On trouve ainsi de grands pots de terre cuite finement ouvragés, disposés çà et là pour apporter une touche de couleur et de relief. Des bancs en pierre, à la fois utiles et esthétiques, invitent quant à eux les visiteurs à s'asseoir et à contempler la beauté du lieu. Ces jardins, symboles d'une époque où l'art de vivre et l'art tout court étaient étroitement liés, continuent de fasciner les amateurs de jardins et d'histoire.

La cabane des paons du Château de Boutemont

L'ART TOPIAIRE

L'art topiaire a des origines très anciennes. Les Romains, excellents jardiniers de l'Antiquité, maîtrisaient déjà l'art du paysage. Durant le Moyen-Age, cette pratique ne survécut que dans les monastères. Il faut attendre la Renaissance pour que l'art topiaire fasse son retour dans les parcs et les jardins, en Italie, en France, en Angleterre et en Ecosse. Le topiaire de buis est devenu l'élément emblématique des jardins à la française, notamment ceux dessinés par André Le Nôtre au Château de Versailles et à Vaux-le-Vicomte.

La voie romaine du Château de Boutemont

LA VOIE ROMAINE

Le château se dresse en bordure du chemin antique qui reliait Lisieux (Noviomagus Lexoviorum) au Port de Touques et à la mer. La forme de la voie est encore visible aujourd'hui. 

La Motte féodale de Boutemont a été élevée le long de cette voie.

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